La Flandre injecte deux millions d’euros dans un vaccin contre le cancer du côlon

Le consortium en question est composé de l’entreprise de biotechnologie myNEO, de la société de consultance QbD, de la start-up spécialisée en recherche et développement Antleron et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Avec l’octroi de ce subside, qui donne le feu vert final au projet, ce groupement entend développer un vaccin contre le cancer du côlon personnalisé.

Celui-ci est en effet constitué de cellules immunitaires propres au patient, appelées cellules dendritiques, qui peuvent activer le système immunitaire pour identifier et tuer les cellules cancéreuses, explique Persomed. L’étape suivante consiste à poursuivre le développement et le perfectionnement de la thérapie cellulaire dendritique pour en faire un vaccin efficace, sûr et abordable qui puisse être fabriqué à plus grande échelle et de manière standardisée et ainsi être administré à chaque patient individuel.

Le consortium espère pouvoir lancer une première étude clinique mi-2021, avec au moins huit patients, avant d’appliquer la thérapie à un groupe plus large de patients sélectionnés un an plus tard. Le vaccin devrait être prêt en 2024 et alors faire l’objet d’une demande d’enregistrement officiel pour une utilisation à grande échelle. À ce moment, la méthodologie de thérapie cellulaire développée pourrait également être extrapolée à d’autres formes de cancer, espère Persomed.

La première phase du projet coûtera plus de 3 millions d’euros, qui seront couverts par l’apport des partenaires et le subside de la Flandre. La phase de développement totale devrait coûter plusieurs millions de plus.