Immunothérapie : Keytruda® remboursé pour 4 nouveaux types de cancers

Le Keytruda® un traitement d’immunothérapie ayant déjà prouvé son efficacité contre le mélanome et le cancer du poumon sera désormais pris en charge par l’Assurance maladie pour quatre autres types de cancers. Une bonne nouvelle vu le coût très élevé d’une injection. 

  1. 5200 euros pour une injection

Il augmente la survie pour les patients, mais il est très cher. Le Keytruda®(pembrolizumab) déjà remboursé dans le cadre d’un mélanome et d’un cancer du poumon avec métastases le sera également pour quatre autres types de cancer : le cancer du poumon bronchique à petites cellules (CBNPC) même en l’absence de métastase, le cancer de la vessie, le mélanome avant chirurgie et le lymphome de Hodgkin en cas d’un premier échec thérapeutique. Selon le magazine Capital, de prochaines autorisations seraient en cours d’évaluation par la Haute Autorité de Santé pour les cancers ORL et celui du rein.

5200 euros pour une injection

Une bonne nouvelle pour de nombreux patients car l’injection de ce traitement coûte 5 200 euros en France. Le Keytruda® est un médicament d’immunothérapie. Il agit en boostant les défenses immunitaires du corps pour l’aider à lutter contre les cellules cancéreuses ou anormales. L’injection est effectuée en ambulatoire en quelques heures son efficacité a été prouvée lors de plusieurs études. En 2019, notamment, lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) les chercheurs avaient présenté les résultats de leur étude qui démontraient une augmentation de la survie des patients atteints de cancer du poumon de 38,9 mois en première intention et de 16,8 mois lorsque le médicament était pris en deuxième intention.

Une meilleure accessibilité de l’ immunothérapie aux patients est une avancée positive car cette alternative à la chimiothérapie est souvent mieux supportée que cette dernière pour soigner le cancer et provoquent moins d’effets secondaires. L’immunothérapie cible uniquement les cellules malades et fait beaucoup moins de dégâts annexes et permet aux patients sous traitement d’avoir une qualité de vie non négligeable.

Bénédicte Demmer

Créé le 17 janvier 2020