Courge, un légume riche en fibres

Originaire d’Amérique, la courge est cultivée depuis des siècles par les peuples autochtones. Selon les variétés, on trouve des courges d’hiver et d’autres d’été, ainsi on peut déguster ce légume toute l’année. On le consomme en générale dans des plats salés mais il s’accommode aussi très bien avec du sucré.

Caractéristiques de la courge :

  • Peu calorique ;

  • Source de vitamine A ;

  • Riche en antioxydants ;

  • Riche en fibres ;

  • Stimule le transit intestinal.

La courge, qu’est-ce que c’est?

Carte d’identité de la courge

  • Type : Légume ;

  • Famille : Cucurbitacées ;

  • Origine : Amérique ;

  • Saison : Hiver ou été ;

  • Couleur : Orange à blanche ;

  • Saveur : Douce.

Caractéristiques de la courge

Les courges sont des plantes potagères. Les légumes poussent à même le sol sous de grandes feuilles vertes.

Mot du nutritionniste

Une portion correspond à environ 200g de courge

Valeurs nutritionnelles

Pour 100g de courge d’hiver crue :

Nutriments                                                            

Quantités                                                            

Protéines

1 g

Lipides

0.1 g

Glucides

10.23 g

Eau

86.41 g

Fibres

1.46 g

Vitamine A

4226 µg

Vitamine C

21 mg

Vitamine B2

0.02 mg

Vitamine B6

0.15 mg

Fer

0.7 mg

Cuivre

0.07 mg

15 bienfaits de la courge : pourquoi en manger?

  1. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Bien que la partie comestible de la courge renferme plusieurs composés antioxydants, des chercheurs ont observé que les graines auraient une activité antioxydante encore plus élevée que la chair.

  2. La courge contient une grande quantité de bêta-carotène, soit 3 025 μg pour 125 ml (1/2 tasse). À titre de comparaison, une carotte moyenne en contient 4 157 μg. En plus d’être une source de vitamine A pour l’organisme, le bêta-carotène aurait aussi un pouvoir antioxydant et pourrait améliorer certaines fonctions du système immunitaire. Toutefois, en ce qui concerne la prévention du cancer, certaines nuances doivent être apportées. En effet, plusieurs études épidémiologiques ont observé une association entre la consommation d’aliments riches en bêta-carotène et une diminution du risque de certains cancers, mais l’effet de suppléments de bêta-carotène n’a pas toujours apporté des résultats bénéfiques. Il demeure judicieux de privilégier des aliments contenant du bêta-carotène plutôt que des suppléments, puisque ces aliments renferment naturellement une foule d’autres substances pouvant apporter des bienfaits sur la santé.

  3. La courge contient une bonne quantité de lutéine et de zéaxanthine, deux autres composés antioxydants de la famille des caroténoïdes. 125 ml (1/2 tasse) de courge cuite renferment 1 533 μg de lutéine et de zéaxanthine. À titre de comparaison, 250 ml (1 tasse) d’épinards crus, un légume considéré comme très riche en ces caroténoïdes, en contient 3 867 μg. La lutéine et la zéaxanthine s’accumulent dans la macula et la rétine de l’oeil, le protégeant ainsi d’un stress oxydatif qui pourrait lui causer des dommages. D’ailleurs, les données d’une revue de la littérature scientifique indiquent qu’un apport régulier de lutéine et de zéaxanthine est associé à un risque plus faible de dégénérescence maculaire et de cataracte, deux maladies de l’oeil. De plus, on commence à penser que ces composés pourraient contribuer à prévenir certains cancers, notamment ceux du sein et du poumon, et participer à la prévention des maladies cardiovasculaires. Notons toutefois que les études sur le plan cardiovasculaire sont encore limitées et parfois contradictoires.

  4. La courge contient des cucurbitacines. Cette famille de composés regroupe plusieurs molécules différentes dont certaines se retrouvent dans les courges. Des chercheurs ont notamment étudié in vitro les propriétés des cucurbitacines d’une courge de la variété Cucurbita andreana (courge vert foncé à raies jaunes) sur des cellules cancéreuses humaines. Plusieurs de ces composés ont diminué la croissance des cellules cancéreuses, particulièrement la cucurbitacine B. Par ailleurs, une revue de la littérature scientifique portant sur la grande famille des cucurbitacines souligne que la cucurbitacine B pourrait aussi protéger les cellules du foie contre certains composés toxiques, et aurait également des effets anti-inflammatoires. Puisque ces études sont essentiellement in vitro, ces résultats ne peuvent pas pour l’instant être appliqués à l’humain, et des chercheurs soulignent qu’il est impératif de mieux étudier ces composés afin de vérifier si certains d’entre eux ont des effets indésirables.

  5. Quelques études chez l’animal et chez des personnes diabétiques de type 2 indiquent que le jus de courge de la variété Cucurbita ficifolia (aussi appelée courge de Siam) aurait un effet hypoglycémiant, c’est-à-dire qu’il entraînerait une diminution du glucose sanguin. Cette propriété pourrait être favorable à un meilleur contrôle du diabète. Toutefois, le mécanisme d’action pouvant expliquer cet effet n’est pas encore connu. Les chercheurs rappellent également que les résultats chez l’humain sont encore préliminaires et que des études plus poussées devront être effectuées.

  6. La courge d’hiver est une excellente source de vitamine A. Le rétinol est l’une des formes actives de la vitamine A dans l’organisme. La vitamine A est l’une des vitamines les plus polyvalentes, collaborant à plusieurs fonctions de l’organisme. Entre autres, elle contribue à la croissance des os et des dents, maintient la peau en santé et protège contre les infections. De plus, elle joue un rôle antioxydant et favorise une bonne vision, particulièrement dans l’obscurité.

  7. La courge d’hiver est une source de fer pour l’homme, ses besoins étant différents de ceux de la femme. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée lorsque consommé avec certains nutriments, telle la vitamine C.

  8. La courge d’hiver est une source de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

  9. La courge d’hiver est une source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

  10. La courge d’hiver est une source de vitamine B2. Cette vitamine est aussi connue sous le nom de riboflavine. Tout comme la vitamine B1, elle joue un rôle dans le métabolisme de l’énergie de toutes les cellules. De plus, elle contribue à la croissance et à la réparation des tissus, à la production d’hormones et à la formation des globules rouges.

  11. La courge d’hiver est une source d’acide pantothénique. Aussi appelée vitamine B5, l’acide pantothénique fait partie d’un coenzyme clé nous permettant d’utiliser de façon adéquate l’énergie présente dans les aliments que nous consommons. Il participe aussi à plusieurs étapes de la synthèse (fabrication) des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux) et de l’hémoglobine.

  12. La courge d’hiver est une source de vitamine B6. Aussi appelée pyridoxine, la vitamine B6 fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse (fabrication) des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses et dans la modulation de récepteurs hormonaux.

  13. La courge d’hiver est une source de folate. Le folate (vitamine B9) participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes de croissance et pour le développement du foetus.

  14. La courge d’hiver est une source de vitamine C. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

  15. La courge d’hiver est une source de vitamine K pour la femme, les besoins de l’homme et de la femme étant différents. La vitamine K est nécessaire pour la synthèse (fabrication) de protéines qui collaborent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

Bien choisir sa courge

De la butternut à la buttercup en passant par la chesnut, s’y retrouver parmi les courges présente de réelles difficultés, notamment parce qu’une espèce comprend parfois des centaines de variétés ou cultivars. Et parce qu’un même fruit porte parfois plusieurs noms – courge poivrée, alias courgeron, alias courge acorn, par exemple

Les différentes variétés

Il existe de nombreuses variétés de courges; la citrouille en fait d’ailleurs partie. Certaines d’entre elles sont des courges dites « d’été », comme la courgette, cueillies avant leur pleine maturité et à la peau tendre et comestible. Les courges « d’hiver », comme la courge musquée et la courge poivrée, sont cueillies matures : leur peau est dure et non comestible, mais elles se conservent plus longtemps.

Bien conserver

Attention à ne pas conserver la courge entière au réfrigérateur, car elle se détériorera rapidement dans ce milieu trop humide pour elle.

À la température de la pièce : un à trois mois.
Au caveau, à la cave ou dans autre endroit frais (10 à 12 ºC) : trois à six mois selon les variétés.
Au congélateur : cuite, elle se congèle bien et pourra se conserver environ un an dans des sacs ou des contenants hermétiques.

Préparation de la courge

Comment la cuisiner ? Comment l’assortir ?

Cuire les courges de taille moyenne entières au four, après les avoir percées en divers endroits avec une fourchette afin d’éviter qu’elles n’éclatent à la cuisson. Cuire 1 ½ à 2 heures à 160 °C (325 °F). Vérifier la cuisson en appuyant légèrement sur l’écorce. Si elle cède sous la pression, la courge est prête.

Soupes, tartes, ragoûts, couscous, curry, etc. : les recettes pour apprêter la chair de citrouille et de potiron conviennent à la courge, et vice versa.

Pour cuire une grosse courge, la peler, couper la chair en cubes que l’on fera bouillir jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Si l’écorce est trop coriace, couper la courge en sections et les placer dans un plat à gratiner, côté peau vers le bas, et cuire à 180 °C (350 °F) pendant 30 minutes (plus si nécessaire). Lorsque la chair est tendre (vérifier en piquant avec une fourchette), sortir du four et laisser refroidir. Avec une cuillère, séparer la chair de la peau et la piler ou la passer au mélangeur ou au robot culinaire.

  • La chair de la courge spaghetti cuite a la particularité de se défaire sous la fourchette en longs filaments qui, justement, ressemblent à des spaghettis. On sert cette chair avec une sauce tomate ou à la crème. Elle peut aussi être simplement assaisonnée de beurre, d’huile d’olive, d’ail et de fromage parmesan, de persil et de basilic.

  • Pour les potages, faire cuire les morceaux de courge dans un bouillon de poulet ou de légumes, avec de l’oignon (mais on peut aussi inclure d’autres légumes, racines ou verts). Passer ensuite au mélangeur, ajouter un assaisonnement qui a du corps – du pesto, par exemple – ainsi qu’un peu de yogourt.

  • Des morceaux de courge font partie des légumes que les Japonais font frire dans la tempura, un de leurs plats les plus appréciés en Occident

  • Ajouter la chair cuite à une pâte à pain, à gâteaux ou à crêpes.

  • Parmi les aromates, persil, ail, gingembre, muscade, basilic et clou de girofle s’entendent à merveille avec ce légume.

 

Caroline Melkonian, Diététicienne
Mai 2018