Prévention cancer: quelle alimentation pour ma santé?

Selon l’Institut national du cancer (Inca), 40% des cancers ou de leurs récidives pourraient être évités en changeant quelques habitudes: éviter le tabac, bouger régulièrement, limiter l’alcool et se nourrir sainement.

Selon l’Institut national du cancer (Inca), 40% des cancers ou de leurs récidives pourraient être évités en changeant quelques habitudes: éviter le tabac, bouger régulièrement, limiter l’alcool, se nourrir sainement. 

Les aliments à modérer

– L’alcool:

Son rôle demeure sous-estimé et pourtant il est impliqué dans de multiples cancers: bouche, pharynx, larynx, œsophage, estomac, foie, sein et côlon-rectum. Le risque existe dès un verre d’alcool par jour. Le mieux serait de s’en passer, surtout en cas d’antécédents familiaux.

– Les charcuteries et les viandes:

Ces aliments sont impliqués dans les cancers colorectaux. Beaucoup de charcuteries sont additionnées de sels de nitrates ou de nitrites (E 249 à 252), qui sont des conservateurs. Ces composés sont susceptibles de se transformer dans le tube digestif en nitrosamines, qui sont classées comme cancérogènes probables par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). La cuisson des viandes à forte température (poêle, gril, barbecue) induit la formation de substances très probablement cancérogènes.

Les compléments alimentaires à base de bêtacarotène (vendus pour préparer au bronzage). Des études indiquent qu’à fortes doses, ce pigment favorise le cancer du poumon chez les fumeurs ou les ex-fumeurs.

Les aliments à privilégier

– Les fruits et légumes, frais ou secs, et les aliments céréaliers complets:

Ils diminuent directement le risque de cancer colorectal et indirectement ceux favorisés par le surpoids. Leur fermentation par les bactéries composant le microbiote aboutit à la formation de composés protecteurs. Les fruits et légumes frais ont un e et préventif contre les cancers de la bouche, du larynx, du pharynx, de l’œsophage, de l’estomac et du poumon. Ils apportent des micronutriments antioxydants ou anti-inflammatoires.

Les aliments bio:

Dans l’étude française NutriNet-Santé, les plus forts consommateurs d’aliments bio ont moins développé de cancers au cours d’un suivi de cinq ans, comparés aux faibles ou non-consommateurs. Ce travail d’observation ne constitue pas une preuve, mais des travaux suggèrent que certains pesticides peuvent avoir un impact défavorable sur l’ADN humain.

• Deux ennemis, le surpoids et le manque d’activité physique

Le surpoids augmente le risque de 14 cancers, en tête desquels le sein (après la ménopause) et le côlon.

Il induit un état inflammatoire chronique, qui favorise la prolifération des cellules cancéreuses. L’activité physique régulière a un effet inverse: elle est associée à une diminution du risque des cancers du sein, du côlon et de l’endomètre, à condition de bouger au moins 30 minutes par jour, et deux fois plus à un bon niveau d’intensité après un cancer pour éviter une récidive.

Avec le Dr Bruno Raynard, de l’Institut Gustave-Roussy, à Villejuif