Le test d’ADN pour le VPH

Le test d’ADN pour le VPH sert à vérifier la présence des types de VPH à risque élevé. Il aide à identifier les femmes qui  présentent déjà des lésions du col de l’utérus ou celles qui sont plus susceptibles d’avoir des modifications précancéreuses et donc plus à risque de cancer du col.

Les études ont démontré que les tests de dépistage du VPH sont plus précis que le test Pap pour déceler des modifications précancéreuses au niveau du col de l’utérus. S’il est envisageable que ce test puisse constituer une part importante du dépistage du cancer du col dans l’avenir, la recherche indique aussi qu’il est plus efficace pour certains groupes de femmes que pour d’autres :

  • La recherche indique que c’est pour les femmes de 30 ans et plus que le test du VPH est le plus efficace comme outil de dépistage du cancer du col de l’utérus.
  • Le test de l’ADN pour le VPH ne convient pas aux femmes de moins de 30 ans car les infections transitoires ou temporaires au VPH sont monnaie courante dans ce groupe d’âge. Ces infections risquent peu d’entraîner des modifications du col qui pourraient devenir cancéreuses.

Le test du VPH est disponible au Canada, mais pas dans toutes les provinces. Il ne fait pas partie des mesures habituelles de dépistage du cancer du col de l’utérus. Il faudra poursuivre la recherche pour voir quelle serait la meilleure façon de l’intégrer aux programmes de dépistage. Là où il est offert, le test du VPH est utilisé uniquement pour les femmes de 30 ans et plus comme suivi en cas de résultats anormaux au test Pap. Le test du VPH ne remplace pas le test Pap.