Le développement des métastases est l’évolution redoutée de tout cancer.

Quels sont ceux qui se propagent le plus ? Quels sont les signes annonciateurs ?

Les localisations les plus courantes ? Comment les prévenir ?

Les cancers qui se propagent le plus

La plupart des cancers sont susceptibles de produire des métastases. Toutefois certains ne métastasent jamais comme l’épithélioma basocellulaire (une forme de cancer de la peau), d’autres se propagent de façon loco-régionale dans le tissu adjacent comme les cancers de l’ovaire et du cerveau, enfin d’autres sont beaucoup plus à risque de métastases à distance comme les cancers du sein, de la prostate, du poumon, du rein, du côlon et le mélanome (autre forme de cancer de la peau).

Les localisations les plus courantes des métastases

Les localisations les plus courantes des métastases sont : les os (et surtout la colonne vertébrale), les poumons, le foie, le cerveau et les reins.

Pourquoi ? Les mécanismes de formation des métastases ne sont pas totalement élucidés.

Néanmoins, plusieurs facteurs entreraient en jeu : la consommation d’oxygène de l’organe (plus il en consomme, plus il consomme beaucoup de sang, comme pour le cerveau et les poumons), son rôle de filtre (foie, poumons, reins) et sa proximité par rapport à la tumeur

initiale. Il pourrait aussi y avoir une interaction entre des récepteurs et/ou des facteurs de croissances de la cellule maligne et ceux de l’organe cible du développement des métastases.

Quels sont les symptômes d’apparition de métastases ?

Tout dépend de la localisation des métastases.

Au niveau des os : douleurs dans les os, fractures, compression nerveuse entraînant douleur ou engourdissement, augmentation du taux de calcium dans le sang (hypercalcémie).

Au niveau du cerveau : nausées et vomissement, vertiges, troubles de la vision, troubles de la concentration, de l’humeur et/ou de la personnalité.

Au niveau du foie : augmentation du volume du foie, parfois accompagnée de douleur au toucher, fatigue, perte d’appétit.

Au niveau des poumons : toux persistante avec parfois des crachats sanglants, douleur dans le côté ou dans l’épaule, essoufflement, fatigue.

Comment prévenir les métastases ?

La prévention des métastases est l’une des préoccupations majeures des traitements du cancer. Plusieurs armes thérapeutiques sont utilisées :

– La chimiothérapie qui diffuse l’agent anticancéreux dans toute la circulation sanguine (même si parfois les métastases deviennent résistantes aux traitements).

– La radiothérapie qui « stérilise » la zone où siégeait le cancer.

– La suppression du ganglion ou des ganglions proches de la tumeur par chirurgie (ils peuvent contenir des cellules malignes).

– Les thérapies ciblées qui inhibent par exemple les facteurs de croissance et/ou leurs récepteurs contenus dans les cellules cancéreuses.

Métastases : quels traitements ?

Un cancer devenu métastatique se traite de la même façon que le cancer primaire (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, hormonothérapie, biothérapie). Aujourd’hui, les stratégies thérapeutiques sont de plus en plus « sur mesure », c’est-à-dire en fonction de la carte d’identité de la tumeur et de sa capacité à produire des métastases.

Dans tous les cas, la qualité de vie du patient est une préoccupation majeure : elle passe par la prise en charge de la douleur physique et psychologique, ainsi qu’une attention particulière portée sur la nutrition afin d’éviter une perte de poids trop importante, l’exercice physique et le sommeil.

Comment se forment les métastases ?

Une métastase se forme à partir de cellules métastatiques (certaines le sont, d’autres pas) qui se détachent d’une tumeur dite « primitive ». Elles migrent dans la circulation sanguine et peuvent finir par former un petit amas qui se trouvera bloqué dans des vaisseaux capillaires d’un autre organe, à distance de la tumeur. Elles perceront la paroi de ces vaisseaux pour coloniser ce nouvel organe. Elles peuvent aussi migrer dans la circulation lymphatique pour envahir les ganglions.


A savoir :
Une tumeur primitive volumineuse, très vascularisée, et un envahissement des ganglions lymphatiques au moment du diagnostic constituent des facteurs de risque de m