Le dépistage du cancer du col de l’utérus sera renforcé en Wallonie

Le gouvernement wallon va lancer un appel à projet afin de mettre en place un programme favorisant la prévention du cancer du col de l’utérus par le dépistage systématique du virus HPV qui en est la cause, et par la mise sur pied d’un suivi efficace des résultats, a indiqué vendredi la ministre de la Santé, Alda Greoli.

De 2009 à 2013, le nombre de femmes belges âgées de 25 à 64 ans qui ont participé à un dépistage du virus HPV est passé de 62% à 51% et cette tendance à la baisse ne s’est pas démentie depuis. C’est que si un programme d’invitation au dépistage puis de suivi des résultats existe depuis 2013 en Flandre, rien de tel n’avait encore été développé au sud du pays.

C’est cette lacune que l’appel à projets, destiné aux professionnels de la santé, est censé combler. Il vise notamment à augmenter la participation au dépistage précoce du cancer lié au HPV, via notamment des programmes d’incitation à se faire dépister tous les trois ans et des rappels en cas de non dépistage, à assurer une prise en charge rapide des patientes ayant un résultat positif dans le système de soins ainsi qu’un suivi adapté. La mise en place d’un système de surveillance statistique et d’évaluation est également prévu.

L’appel à projet, dont le bénéficiaire devra être un consortium regroupant au minimum deux institutions qui seront liées par une convention, sera ouvert dès sa publication prochaine au Moniteur pour se clôturer 120 jours calendrier plus tard. Il sera doté d’un budget annuel de 500.000 euros dès cette année et connaîtra une première phase pilote de trois ans, renouvelable en fonction des résultats de l’évaluation qui en sera faite.