Le Belge souhaite mourir chez lui mais décède le plus souvent à l’hôpital

Plus de la moitié (58%) des Belges désirent mourir dans leur maison tandis que seuls 7% veulent mourir à

l’hôpital, ressort-il mercredi d’une enquête indépendante menée auprès de plus de 1.000 Belges par DataStories,

à la demande de la compagnie d’assurance-vie néerlandaise Hooghenraed. La réalité est pourtant toute autre

car il est plus fréquent de mourir à l’hôpital.

différence est due au manque de communication duBelge à ses proches sur ses dernières volontés», indique JoVerheyden de Hooghenraed. «Notre étude démontre que la mort reste un tabou et que nous trouvons difficile d’en parler

Près de deux Belges sur trois (61%) déclarent avoir du mal à parler de la mort d’êtres chers. A propos de leur propre mort, les personnes sondées sont un peu plus disposées mais plus de la moitié (52%) trouvent qu’il s’agit d’un sujet de conversation difficile.

Un Belge sur deux tient son/sa conjoint(e) au courant de ses souhaits personnels. Quelque 48% déclarent être au

courant des souhaits de leurs proches. «Certains Belges préfèrent écrire leurs souhaits, par exemple à propos des

obsèques. 12% de nos répondants l’ont déjà fait, 42% le feront probablement. Pour un quart (26%), il s’agit de

quelque chose d’impensable.»

Le Belge reste angoissé par la mort. La peur de la plupart des Belges (73%) est de mourir lentement, par exemple

d’une maladie chronique. Presque la moitié des Belges (46%) ont peur de mourir seuls. Les femmes ont significativement plus peur que les hommes dans les deux cas.

Après la mort, la plus grande crainte est que les proches se remettent difficilement. L’inquiétude est significativement

moins importante pour l’organisation et le financement des obsèques.