Dépistage du cancer : toute anomalie persistante requiert la consultation d’un médecin

Les chiffres ont de quoi inquiéter pour les semaines et mois à venir : pendant le confinement, on a observé une baisse de 20 à 50 % de nouveaux diagnostics de cancers en France. Si les données ne sont pas encore disponibles en Belgique, on peut craindre qu’il en soit de même alors que les médecins généralistes ont signalé qu’ils avaient eu beaucoup moins de visites pour cause de suspicion pendant la crise sanitaire.

En cause, l’invitation prolongée à rester chez soi et à ne se rendre dans les hôpitaux et chez le généraliste qu’en cas d’urgence, mais aussi la peur d’y contracter le virus.

D’après la Fondation contre le cancer, « de très nombreuses personnes n’ont pas consulté, alors qu’elles présentaient pourtant des symptômes qui, en temps normal, les auraient conduites chez leur médecin« .

De ce fait, il est fort probable que l’on enregistre à terme une surmortalité par cancer, liée à un retard dans la prise en charge, estiment les professionnels de santé.

Aussi, les médecins spécialistes réitèrent-ils plus que jamais leur appel à consulter si nécessaire et à se soumettre aux dépistages sans tarder, sachant que « plus tôt le diagnostic est posé et le traitement entamé, meilleures sont les chances de guérison« .

Sans vouloir inquiéter inutilement, la Fondation contre le cancer rappelle que toute anomalie persistante requiert la consultation d’un médecin. Qu’il s’agisse d’un enrouement ou d’une toux, de difficultés à avaler, de problèmes pour uriner, d’une perte anormale de sang, de l’apparition spontanée d’hématomes, de sang dans les urines, les selles, les expectorations, d’une modification subite de la poitrine (rétraction de la peau, écoulement, rougeur…), de modification ou d’apparition d’une tache pigmentée sur la peau, de blessure dans la bouche ou sur la peau qui ne guérit pas, de perte de poids, fatigue ou fièvre persistante sans cause précise…

Un homme et une femme avertis…

Laurence Dardenne

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