Symptômes du cancer du pénis

Le cancer du pénis provoque souvent des symptômes à un stade précoce. La plupart du temps, le premier signe du cancer du pénis est un changement de la peau qui peut apparaître sur la tête du pénis, ou gland, ou sur le prépuce des hommes non circoncis. Le corps du pénis peut aussi être atteint. D’autres affections médicales peuvent causer les mêmes symptômes que le cancer du pénis.

Consultez votre médecin si vous présentez ces signes ou symptômes :

  • masse ou lésion sur le pénis
  • changement de la couleur du pénis – il est possible qu’on doive relever le prépuce pour voir la région décolorée
  • masse ou épaississement de la peau du pénis
  • rougeur ou irritation sur le pénis
  • éruption rougeâtre ou veloutée
  • petites bosses encroûtées
  • masses plates brun bleuâtre
  • écoulement malodorant ou saignement du pénis ou d’en dessous du prépuce
  • enflure à l’extrémité du pénis
  • masse à l’aine
  • douleur inexpliquée dans le corps ou le bout du pénis
  • région ou lésion qui démange ou qui brûle

Diagnostic du cancer du pénis

Le diagnostic est un processus qui permet d’identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique du cancer du pénis débute habituellement par une visite à votre médecin de famille. Le médecin vous questionnera sur les symptômes que vous éprouvez et il pourrait vous faire un examen physique. En se basant sur ces informations, il est possible que votre médecin vous dirige vers un spécialiste ou qu’il vous prescrive des examens afin de vérifier la présence d’un cancer du pénis ou d’autres problèmes de santé.

Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant. C’est normal de s’inquiéter, mais essayez de ne pas oublier que d’autres affections médicales peuvent causer des symptômes semblables à ceux du cancer du pénis. Il est important que l’équipe de soins élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer du pénis.

On a habituellement recours aux tests qui suivent pour éliminer ou diagnostiquer le cancer du pénis. Bien des tests permettant de poser le diagnostic de cancer sont également employés pour en déterminer le stade, c’est-à-dire jusqu’où la maladie a progressé. Votre médecin pourrait aussi vous faire passer d’autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d’aider à planifier votre traitement.

Antécédents de santé et examen physique

Vos antécédents de santé consistent en un bilan de vos symptômes, de vos facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux que vous auriez pu éprouver dans le passé. Votre médecin vous posera des questions sur vos antécédents personnels :

  • symptômes qui laissent croire à un cancer du pénis
  • infection au virus du papillome humain (VPH)
  • prépuce qui ne se relève pas (rétraction) complètement (phimosis)
  • mauvaise hygiène génitale
  • ne pas être circoncis
  • système immunitaire affaibli
  • tabagisme
  • traitement du psoriasis

L’examen physique permet à votre médecin de rechercher tout signe de cancer du pénis. Lors de l’examen physique, votre médecin peut :

  • observer et palper toute masse ou lésion sur le pénis et dans la région génitale;
  • relever le prépuce et en vérifier le dessous si vous n’êtes pas circoncis;
  • tâter les ganglions lymphatiques de l’aine.

Formule sanguine complète

La formule sanguine complète (FSC) permet d’évaluer la quantité et la qualité des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes. On fait une FSC pour vérifier la présence d’une anémie causée par un saignement qui dure depuis longtemps (chronique).

Analyses biochimiques sanguines

Lors d’une analyse biochimique sanguine, on mesure le taux de substances chimiques dans le sang. Elle permet d’évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes et aussi de détecter des anomalies. On a recours aux analyses biochimiques sanguines qui suivent pour diagnostiquer le cancer du pénis.

Le calcium sérique permet de mesurer les taux de calcium dans le sang. Les taux peuvent être élevés (hypercalcémie) quand un cancer du pénis de stade avancé s’est propagé aux os.

L’alanine aminotransférase (ALT), l’aspartate transaminase (AST) et la phosphatase alcaline permettent d’évaluer la fonction du foie.

Biopsie

Lors d’une biopsie, le médecin prélève du tissu ou des cellules du corps afin de les analyser en laboratoire. Le rapport du pathologiste confirme ou non la présence de cellules cancéreuses dans l’échantillon. Il est possible qu’on enlève le prépuce (circoncision) si la région anormale se trouve sur le prépuce. On l’enlève également pour faire la biopsie d’une région anormale qui se trouve en dessous.

La biopsie excisionnelle consiste à enlever toute la région anormale. On peut avoir recours à ce type de biopsie si la lésion ou la région anormale est petite. Si la région anormale n’affecte que le prépuce, on peut faire une circoncision. Si la région anormale est petite ou limitée au prépuce, on peut souvent l’enlever complètement par biopsie excisionnelle.

La biopsie incisionnelle consiste à enlever seulement une petite partie du tissu de la région anormale. On peut avoir recours à ce type de biopsie si la lésion ou la région anormale est grosse, si elle semble se développer en profondeur dans le tissu ou si elle est ulcérée, c’est-à-dire qu’elle ressemble à une lésion ouverte sur la peau.

Biopsie des ganglions lymphatiques

Le cancer du pénis se propage le plus souvent aux ganglions lymphatiques de l’aine qui sont les plus près du pénis. La biopsie des ganglions lymphatiques permet d’enlever des ganglions  ou d’y prélever des cellules lors d’une chirurgie afin qu’on puisse les examiner au microscope dans le but de savoir s’ils sont atteints par le cancer.

Le médecin examine les ganglions lymphatiques afin de savoir s’ils semblent enflés ou s’ils le sont. Si les ganglions ne sont pas palpables, on dit qu’ils sont cliniquement non atteints. Si les ganglions sont gros et fermes au toucher, on dit qu’ils sont cliniquement atteints.

Si les ganglions lymphatiques ne sont pas palpables, le médecin peut les surveiller en faisant des examens d’imagerie (TDM, IRM ou TEP) ou une biopsie du ganglion sentinelle (BGS).

Si les ganglions lymphatiques sont gros et fermes au toucher, le médecin fait une biopsie à l’aiguille fine (BAF)  afin de savoir s’ils sont atteints par le cancer.

Dans certains cas, on ne vérifie pas les ganglions lymphatiques par BGS ou BAF mais plutôt par chirurgie pour enlever quelques ganglions dans une région, ce qu’on appelle prélèvement ganglionnaire.

On peut avoir recours à la biopsie à l’aiguille fine (BAF) pour prélever un peu de liquide dans un ganglion lymphatique enflé afin de savoir s’il contient des cellules cancéreuses. On fait parfois une BAF au lieu d’enlever des ganglions quand on veut savoir s’ils sont atteints par le cancer. Si la biopsie révèle que des cellules cancéreuses sont présentes, on pourrait pratiquer une chirurgie pour enlever tous les ganglions lymphatiques dans la région. Le médecin peut avoir recours à l’échographie ou à la tomodensitométrie (TDM) pour guider l’aiguille dans le ganglion lymphatique s’il est trop profond pour être palpé.

  • Si les résultats de la BAF sont négatifs, c’est-à-dire qu’aucune cellule cancéreuse n’est présente, on peut refaire la biopsie et le médecin peut surveiller les ganglions lymphatiques à l’aide d’examens d’imagerie.
  • Si les résultats de la BAF sont positifs, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses sont présentes, on peut enlever tous les ganglions lymphatiques de la région.

On peut avoir recours à la biopsie du ganglion sentinelle (BGS) pour savoir si les ganglions lymphatiques sont atteints et s’il est nécessaire d’enlever des ganglions. Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique ou amas ganglionnaire qui reçoit la lymphe provenant de la région qui entoure la tumeur. Les cellules cancéreuses se propageront le plus vraisemblablement à ces ganglions en premier. La BGS permet d’enlever le ganglion sentinelle dans le but de l’examiner afin de savoir s’il contient des cellules cancéreuses. Il peut y avoir plus d’un ganglion sentinelle selon la voie de drainage des vaisseaux lymphatiques entourant la tumeur.

  • Si les résultats de la BGS sont négatifs, c’est-à-dire qu’aucune cellule cancéreuse n’est présente, il est alors improbable que d’autres ganglions lymphatiques soient atteints et aucune autre chirurgie n’est donc nécessaire.
  • Si les résultats de la BGS sont positifs, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses sont présentes, on peut enlever tous les ganglions lymphatiques de la région.

Tomodensitométrie

Lors d’une tomodensitométrie (TDM), on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images à 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées.

La TDM du bassin permet de voir si le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques voisins, en particulier chez les hommes qui sont obèses. On peut aussi y avoir recours pour voir si le cancer s’est propagé au foie, aux poumons ou à d’autres organes.

On administre parfois un  pour aider à voir des détails plus précis. On l’injecte habituellement dans une veine de la main ou du bras.

I imagerie par résonance magnétique

En imagerie par résonance magnétique (IRM), on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions.

L’IRM permet de connaître la taille de la tumeur et l’emplacement du cancer dans le corps. On y a aussi recours pour savoir si le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques à proximité, aux organes et tissus voisins ou au cerveau ou à la moelle épinière.

On injecte parfois un médicament dans le pénis pour qu’il soit en érection lors de l’examen. Cela permet alors au médecin de voir plus clairement l’intérieur de cet organe. On administre parfois un produit de contraste comme le gadolinium pour aider à voir des détails plus précis. On l’injecte habituellement dans une veine de la main ou du bras.

Échographie

Lors d’une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images de parties du corps. Elle permet de connaître l’étendue du cancer du pénis. On peut aussi faire une échographie du bassin pour savoir si le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques, organes ou tissus voisins.

On injecte parfois un médicament dans le pénis pour qu’il soit en érection lors de l’examen. Cela permet alors au médecin de voir plus clairement l’intérieur de cet organe.

Radiographie

Lors d’une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images de parties du corps sur film. On y a recours pour vérifier si le cancer s’est propagé aux poumons  ou aux os.

Scintigraphie osseuse

Lors d’une scintigraphie osseuse, on emploie des matières radioactives qui se fixent sur les os (produits radiopharmaceutiques) et un ordinateur pour créer une image des os. On y a recours pour savoir si le cancer du pénis s’est propagé (métastases) aux os.

Tomographie par émission de positrons

Lors d’une tomographie par émission de positrons (TEP), on emploie une matière radioactive appelée produit radiopharmaceutique pour détecter des changements dans l’activité métabolique des tissus du corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images à 3 dimensions et en couleur de la région examinée.

On a recours à la TEP pour savoir si le cancer du pénis s’est propagé aux ganglions lymphatiques voisins. On peut l’associer à la TDM (TEP/TDM).

Pronostic et survie pour le cancer du pénis

Si vous êtes atteint d’un cancer du pénis, vous vous posez peut-être des questions sur votre pronostic. Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera une personne et comment il réagira au traitement. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul un médecin qui connaît bien vos antécédents médicaux, le type de cancer dont vous êtes atteint, le stade, le grade et d’autres caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

Un facteur pronostique est un aspect du cancer (comme s’il s’est propagé) ou une caractéristique de la personne que le médecin prend en considération lorsqu’il fait un pronostic. Un facteur prédictif influence la façon dont le cancer répond à un certain traitement. On aborde souvent les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs ensemble et ils jouent tous les deux un rôle dans le choix du plan de traitement et dans l’établissement du pronostic.

Les éléments suivants sont les facteurs pronostiques ou prédictifs du cancer du pénis.

Stade

Le stade du cancer du pénis établi lors du diagnostic est un facteur pronostique important. Plus le stade du cancer du pénis est bas, meilleure est l’issue. Les tumeurs qui se trouvent à la surface de la peau du pénis engendrent un pronostic plus favorable que celles qui ont traversé la peau jusqu’aux tissus érectiles du pénis (corps spongieux ou corps caverneux). Quand on le diagnostique à un stade précoce, on peut habituellement guérir le cancer du pénis.

Propagation aux ganglions lymphatiques

La propagation du cancer aux ganglions lymphatiques est liée au stade de la tumeur et c’est un facteur pronostique important. Un cancer du pénis qui ne s’est pas propagé aux ganglions lymphatiques engendre un meilleur pronostic qu’un cancer du pénis qui s’est propagé aux ganglions lymphatiques. Le nombre de ganglions lymphatiques et le groupe de ganglions lymphatiques auxquels le cancer s’est propagé jouent également un rôle dans l’établissement de la survie. Les hommes dont un seul ganglion à l’aine (ganglion inguinal) est atteint par le cancer ont de meilleures chances de survie que les hommes dont plus d’un ganglion inguinal est atteint ou dont un groupe différent  de ganglions est atteint.

Taille de la tumeur

Les tumeurs qui mesurent plus de 5 cm et les tumeurs qui couvrent plus de 75 % de la surface du corps du pénis risquent davantage de se propager aux ganglions lymphatiques et engendrent un pronostic plus sombre.

Propagation aux vaisseaux sanguins ou lymphatiques

Un cancer qui ne s’est pas propagé aux vaisseaux sanguins ou aux vaisseaux lymphatiques (envahissement lymphovasculaire) a tendance à engendrer un meilleur pronostic qu’un cancer qui s’est propagé aux vaisseaux sanguins ou aux vaisseaux lymphatiques.

Grade

Un cancer du pénis dont le grade est bas engendre un meilleur pronostic qu’un cancer dont le grade est élevé. La tumeur qui apparaît sur le prépuce ou le gland (tête du pénis) a tendance à être de bas grade. La plupart des tumeurs qui affectent le corps du pénis ont tendance à être de haut grade. Plus le grade de la tumeur est élevé, plus la probabilité que le cancer se soit propagé (métastases) aux ganglions lymphatiques est grande.

Type de cancer du pénis

Certains types de cancer du pénis engendrent un meilleur pronostic. Le carcinome verruqueux et le carcinome basocellulaire sont habituellement de bas grade, ils se propagent rarement à d’autres parties du corps et engendrent un bon pronostic. Le mélanome du pénis a tendance à se développer et à se propager plus rapidement et est souvent à un stade avancé lorsqu’on le diagnostique.

Traitements du cancer du pénis

Si vous êtes atteint d’un cancer du pénis, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement juste pour vous. Il se basera sur votre santé et des renseignements spécifiques sur le cancer. Quand votre équipe de soins décide quels traitements vous proposer pour le cancer du pénis, elle prend en considération les éléments suivants :

  • le type de cancer
  • le stade du cancer
  • l’emplacement du cancer sur le pénis
  • votre état de santé global
  • ce que vous préférez ou voulez

On peut vous proposer l’un ou plusieurs des traitements suivants pour le cancer du pénis.

Chirurgie

La chirurgie est le traitement principal du cancer du pénis. Selon le stade et la taille de la tumeur, on peut pratiquer l’un des types suivants de chirurgie.

Lors de la circoncision, on enlève le prépuce du pénis. C’est parfois la seule intervention nécessaire pour une très petite tumeur située seulement sur le prépuce.

Lors de la chirurgie de Mohs, on enlève le cancer par couches, petit à petit, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. On peut y avoir recours pour traiter un petit cancer du pénis de stade précoce.

Lors de la chirurgie au laser, on utilise un faisceau de lumière intense et étroit (faisceau laser) pour détruire les cellules cancéreuses. On peut y avoir recours pour traiter un petit cancer du pénis de stade précoce (carcinome in situ) ou un état précancéreux du pénis.

Lors de la cryochirurgie, on utilise le froid extrême pour geler et détruire du tissu. On peut y avoir recours pour traiter un cancer du pénis précoce (carcinome in situ ou carcinome verruqueux).

Lors de l’excision locale large, on enlève la tumeur ainsi qu’une marge de tissu normal tout autour. On y a recours pour un petit cancer du pénis précoce.

Lors de la glandectomie, on enlève la tête (gland) du pénis. On peut y avoir recours pour un cancer du pénis qui se trouve seulement sur la tête du pénis.

Lors de la pénectomie partielle ou totale, on enlève le pénis en partie ou en totalité. On peut y avoir recours pour un cancer du pénis qui s’est propagé en profondeur dans les tissus du pénis.

On fait parfois un curage ganglionnaire pour enlever un cancer qui s’est propagé aux ganglions lymphatiques.

Radiothérapie

En radiothérapie, on a recours à la radiation pour détruire les cellules cancéreuses. On peut l’administrer aux hommes qui souhaitent conserver leur pénis :

  • avant la chirurgie afin de réduire la taille de la tumeur;
  • après la chirurgie pour détruire les cellules cancéreuses qui restent et réduire le risque de réapparition (récidive) du cancer;
  • pour soulager les symptômes d’un cancer avancé.

La radiothérapie externe et la curiethérapie sont les 2 types principaux de radiothérapie qui permettent de traiter le cancer du pénis. Lors de la radiothérapie externe, un appareil émet des radiations à travers la peau jusqu’à la tumeur et une partie du tissu qui l’entoure. Lors de la curiethérapie, ou radiothérapie interne, on met la source radioactive directement dans la tumeur ou très près.

Traitement médicamenteux

On a parfois recours à un traitement médicamenteux pour le cancer du pénis. On peut administrer les médicaments de différentes façons.

Pour le traitement topique, on utilise une crème ou un gel pour appliquer les médicaments directement sur le pénis. On peut y avoir recours pour traiter un cancer du pénis précoce ou un état précancéreux. Des agents chimiothérapeutiques ou des médicaments immunothérapeutiques sont employés pour le traitement topique. L’immunothérapie est un type de thérapie biologique qui a recours à des substances naturelles ou synthétiques qui modifient la façon dont les cellules se comportent.

Pour la chimiothérapie systémique, on a recours à des médicaments anticancéreux (cytotoxiques) pour détruire les cellules cancéreuses dans tout le corps. On l’administre souvent par une aiguille insérée dans une veine (intraveineuse, ou IV). On s’en sert habituellement pour traiter le cancer du pénis de stade avancé. On peut :

  • l’associer ou non à une radiothérapie quand il n’est pas possible d’enlever le cancer par chirurgie;
  • l’administrer avant la chirurgie afin de réduire la taille de la tumeur;
  • l’administrer après la chirurgie afin de détruire les cellules cancéreuses qui restent et de réduire le risque de réapparition du cancer;
  • l’administrer pour soulager les symptômes d’un cancer du pénis de stade avancé.